Actualité

Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 17:08

Le plus important événement de cette semaine est sans aucun doute le Sommet du G20 à Londres. Les dirigeants chinois et français l’ont servi également pour apaiser les relations tendues depuis un an entre les deux pays. Pourtant, le communiqué conjoint n’est pas accueilli de la même façon en Chine qu’en France.

 

A la sortie de ce communiqué, cette nouvelle a tout de suite occupé les unes sur les sites des médias et les grands portails chinois. Certains ont mis en garde de l’attitude de Sarkozy en insistant sur une observation plus longtemps avant de se prononcer « la réconciliation » des deux pays, car le Président français change souvent et très vite ses positions.

Le courant principal félicite ce retour à normal, car la Chine et la France ont une relation traditionnelle amicale. En tant que membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, il vaut mieux maintenir une bonne entente pour résoudre les problèmes internationaux. La France est le 4e partenaire commercial de la Chine dans l’Union Européenne, dans une situation économique actuelle, une coopération sera beaucoup pour utile qu’une rivalité pour sortir de la crise.

Quant aux internautes chinois, ils sont plus méfiants que la presse. « On s’en fout de Sarkozy » est la réaction typique. Beaucoup d’entre eux voient le changement de Sarkozy avec une supériorité. La fierté se manifeste fortement.

 

Dans la presse française, cette nouvelle n’a pas occupé autant de place qu’en Chine. Les internautes français sont beaucoup plus critiqués vis-à-vis de ce changement de posture de leur président.

Par Lei Gong - Publié dans : Actualité
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 12:03

L'incendie de Vincennes relance le débat sur le centre de détention d'étrangers, mais il ne faut pas oublier des centaines de Zone d'attente en France. Voici mon enquête réalisée en début de l'année sur la ZAPI de Roissy. Des centaines d’étrangers y passent chaque jour. En pénétrant dans ces lieux bien cachés des yeux des Français, ils tombent dans un espace blanc: hors de leur pays, mais pas en France.

< Généralités

L’étranger qui arrive en France (...)et qui, soit n’est pas autorisé à entrer sur le territoire français, soit demande son admission au titre de l’asile, peut être maintenu dans une zone d’attente située dans une gare ferroviaire ouverte au trafic international (...), dans un port ou à proximité du lieu de débarquement, ou dans un aéroport, pendant le temps strictement nécessaire à son départ et , s’il est demandeur d’asile, à un examen tendant à déterminer si sa demande n’est pas manifestement infondée. 
                                                  Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), article L221-1.

La zone d’attente mentionnée ci-dessus s’appellait autrefois la zone d’attente des personnes en instance (Zapi). La dénomination a changé, mais le sigle est resté. Aujourd’hui, Roissy compte deux Zapi : la 3 et la 4. Les deux précédentes n’existent plus : la Zapi 1 était improvisée à l'époque dans un des hôtels près de l'aéroport, la Zapi 2 a été transformée en centre de rétention, celui du Mesnil-Amelot. La Zapi 3 a été inaugurée en janvier 2001, et se situe entre la zone fret 1 et fret 2, du côté des aérogares 2A et 2B. Elle est la plus importante des 122 zones d’attente recensées en France, selon le ministère de l’Intérieur.

Entourée par des stocks de marchandises, elle ne montre aucun signe qu’elle est un batiment destiné à héberger temporairement des personnes en attente d’entrée sur le territoire français. "La zone d’attente est considérée comme un territoire international. Ce n’est pas la France", éclaircit Tihana, responsable de la Permanence d’Accueil des étrangers en sortie de zone d’attente, un des deux services de la Croix-Rouge présents à Roissy.

La Zapi 4, qui occupe une partie du batiment 2E,a été ouverte le 10 janvier 2008 à la suite d’un flux d’arrivées important ces derniers mois. "Pour l’instant, nous ne savons pas si c’est temporaire, il faut attendre la décision du ministère de l’immigration", explique Tihana.


<< Conditions de vie

La Zapi 3 compte 174 lits. Actuellement, tout est occupé. Elle comprend essentiellement des chambres de deux lits, et sept chambres de famille à 4, 6 ou 8 lits. Chaque chambre a un lavabo, mais les toilettes et les douches, en nombre suffisant, sont communes.

Pour la nourriture, des repas plateaux sont fournis : entrée-plat-dessert. "Les régimes alimentaires des personnes sont respectés", affirme Tihana. Quand le menu comporte du porc, les musulmans ont un autre plat. Pour le divertissement, deux salles de télé, une salle de jeu pour les enfants, et un jardin sont mis à la disposition. Les fumeurs n’ont le droit de fumer que dans le jardin.

La Zapi 4 est dans une ancienne salle d’attente d’embarquement. La salle est divisée en deux parties : un côté compte actuellement 77 lits de camps, l’autre côté garde toujours ses sièges classiques d’aéroport. Mais le contenu potentiel de cette zone est de 100 voire 200 places si on enlève les places assises. Cinquante à cent
personnes passent par là chaque jour depuis son ouverture, la plupart sont des hommes. "En général, les femmes  et les enfants sont envoyés dans la Zapi 3, car les conditions d'hébergement sont meilleures là-bas", explique Tihana, " de ce fait, certaines familles se retrouvent séparées dans deux zones éloignées et sans moyen de communiquer".

On compte seulement trois toilettes pour les hommes et quatre pour les femmes. Deux cabines téléphoniques. Pas de douche. Les repas sont distribués dans des sacs qui contiennent chacun un morceau de pain, une boîe de salade, un ou plusieurs morceaux de fromage et une compote. Les migrants n’ont pas le droit de fumer. Ils n’ont pas le droit d’y recevoir de visites. Pour la douche et les visites extérieures, famille ou amis, ils vont à la Zapi 3. Des navettes sont alors mises en service avec escorte de policiers. Ils doivent également se rendre à la Zapi 3 pour l’entretien avec les agents de l’Ofpra, qui examinent si leur demande d’asile est fondée.

Tout le monde n’a pas l’intention de rester en France. Ce mardi 15 janvier, une Somalienne est sortie de la zone d’attente. La première chose qu’elle a faite, c’est appeler une amie qui réside en Belgique,et préparer son départ
pour la rejoindre là-bas.


<<< Saturation
"Je n’ai jamais vu autant de monde depuis 2003", exprime Tihana. La police aux frontières est obligée de garder des gens dans les postes de police. Cela a commencé début décembre. Puis une salle de transit a été mise à disposition, c’est ce qu’on a appelé "la zone d’attente provisoire".  

Les gens étaient obligés de dormir par terre, ou sur les bancs en métal. Ce qui a entraîné une grève de faim de treize Tchétchènes, début janvier 2008. Depuis, ce lieu d’hébergement précaire a été remplacé par la Zapi 4, pour absorber les derniers arrivés, toujours en majorité des Tchétchènes.

Selon un communiqué de l’association Forum réfugiés, le ministre de l’immigration Brice Hortefeux a demandé aux préfets, dès le 10 juillet 2007, de ne plus procéder aux renvois de Tchétchènes et de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour pour qu’ils puissent déposer leur demande d’asile en France. Ce serait la raison de leur arrivée en masse. Actuellement, la police ne les accepte plus sans filtrage, et ils piétinent en zone d’attente. De nulle part à nulle part.

Par Lei Gong - Publié dans : Actualité
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 11:02
« Ils ont hésité à m’arrêter, et finalement ils ont attaqué ma famille », accuse Yaqub Ibrahimi, journaliste afghan en tournée en Europe. Lors d’une conférence de presse organisée mardi au siège de Reporters sans Frontières (RSF) à Paris, il a fait l’appel à la communauté internationale pour intervenir dans le procès de son frère, Perwiz Kambakhsh, étudiant en journalisme de 23 ans, qui a été contamné à mort le 22 janvier dernier pour « blasphème » à Mazar-I-Sharif, en huit-clos et sans aucun avocat pour le défendre. 

Travailler depuis 2003 pour des médias étrangers en Afghanistan, Yaqub Ibrahimi est connu surtout pour ses enquêtes sur les violations des droits de l’homme commises dans le nord du pays. Des chefs de guerre, des religieux fondamentalistes se sentent toucher par ses articles. « Je suis plusieurs fois menacé, et maintenant, je ne peux plus vivre à Balkh, et je suis obligé d’aller à Kaboul », confirme-t-il, « c’est moi qui suis visé derrière cette affaire(…) Ils contrôlent la vie quotidienne des gens. Donc ils n’acceptent pas les journalistes qui écrivent contre eux et qui forment une opinion contre eux ». Selon lui, son frère n’a ni téléchargé, ni imprimé, ni diffusé le document concernant une analyse d’un verset de Coran, qui lui a coûté la peine de mort. 

« Ce cas a montré la situation réelle de la sécurité des journalistes indépendants en Afghanistan », affirme ce collaborateur de plusieurs médias internationaux. « Les journalistes sont souvent attaqués par les religieux en utilisant le blasphème. Leur but est de limiter la liberté d’expression », ajoute-t-il. 

Yaqub Ibrahimi a évoqué la situation actuelle de son frère, qui « est en danger à tout moment », car il est dans une cellule avec une trentaine de criminels et est très anxieux. Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, a affirmé d’ailleurs que le président afghan, Hamid Karzaï, a donné la promesse de ne pas signer l’autorisation d’exécution. Reste à savoir quand le jeune condamné sera libéré.

Par Lei Gong - Publié dans : Actualité
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 16:27
 «Il a du caractère»

La quasi totalité des médias chinois font état de l'échange entre le chef d’Etat et un visiteur au Salon de l’agriculture. La traduction chinoise rend les mots du Président moins forts que l’original. La vidéo est visible sur plusieurs plateformes chinoises de partage (les équivalents de Dailymotion et Youtube), bien que peu de Chinois comprennent le français. Pour nombre d'internautes, cet incident rend Sarkozy plus sympathique et nourrit des discussions passionnées sur la démocratie.

«Il a du caractère», un commentaire partagé par nombre d'internautes chinois, selon un article paru sur le site Xinhua, de l’Agence Chine nouvelle. «C’est quoi la démocratie ? C’est que le Président et un simple citoyen peuvent s’insulter», exprime un internaute. Selon l’auteur de l’article, le Président est un homme, mais pas Dieu, il a ses qualités et ses défauts. «C’est justement la démocratie occidentale qui permet à un citoyen d’insulter son chef d’Etat.»

L'autre sujet de commentaires de la part des médias chinois concerne la vie privée du Président, «son coup de foudre avec son épouse», nombre de livres revenant sur «l’histoire d’amour» du couple présidentiel. Le site de China Radio s'intéresse ainsi au livre Carla Bruni, Itinéraire sentimental, qui est-elle vraiment?, abordant en détails la vie privée du président français, très suivie par les Chinois.

«Speedy Sarko» jugé par la presse étrangère
Article collaboré avec la rédaction de liberation.fr

Par Lei Gong - Publié dans : Actualité
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 12:54
Le régie publicitaire de la RATP a refusé une affiche qui reproduisait la une de l'hebdomadaire, sur laquelle figurait ce titre: «Vu de Madrid: Sarkozy, ce grand malade».

Lire article intégral

Article réalisé dans le cadre de  stage à  Libération.
Par Lei Gong - Publié dans : Actualité
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