La rupture tranquille ne séduit pas

Publié le par LG

À bon candidat, bon slogan. Un mot qui marque l’esprit des électeurs, et qui fait parfois gagner un candidat dans l’histoire de la politique française. Nicolas Sarkozy n’est pas encore candidat désigné de son parti, mais son slogan, la « rupture tranquille » est déjà sur toutes les lèvres depuis sa déclaration de candidature à l’investiture, il y a quinze jours.

Est-ce que ce slogan est bien fait ? Les Français ne sont pas vraiment convaincus. « La rupture, c’est un mot fort, alors que tranquille, c’est plutôt doux. Ce n’est pas crédible », souligne Thomas, apprenti graphiste de 26 ans. « Cela veut tout et rien dire. Il n’y a pas beaucoup de fond, c’est superficiel », estime Nicolas, étudiant en Master1 spécialisé en sciences politiques. « Comment a-t-il pu trouver un tel slogan ? » s’étonne Alexis, un architecte indépendant de 37 ans, en l’apprenant. « Il est emprunté à celui de Mitterrand en 1981, « La Force tranquille ». En plus, c’est très mal construit. Ce sont deux mots qui s’opposent, et cela ne va pas marcher. »

Le mot « rupture » reste bien dans les oreilles des Français, mais concernant « tranquille », certains n’en ont même pas entendu parlé. « Je suis au courant de la rupture, mais pas de tranquille », témoigne Arnault, étudiant de 23 ans en contrat de professionnalisation. Les autres interrogés n’en ont également qu’un vague souvenir quand on évoque ces deux termes.

La campagne de communication du chef de l’UMP n’est pas mal partie pour autant. Après tout, il reste un des candidats les plus médiatisés et les plus courtisés, à quatre mois de l’échéance présidentielle.

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