Une idée déjà explorée en Europe

Publié le par LG

Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé, lundi, la possibilité d’instaurer un ministère de l’Immigration s’il était élu. Celui-ci serait « à la tête de toutes les administrations responsables de ce dossier ». Face à l’afflux d’immigrants vers l’Union Européenne, chaque gouvernement réagit avec des dispositions différentes, faute d’un accord entre les pays d’accueil. Et plusieurs ont déjà confié cette question à un ministère spécifique.

Le Luxembourg en pointe
Le Grand-Duché dispose depuis juin 2004 d’un ministère des Affaires étrangères et de l’immigration qui s’occupe de la « délivrance des permis de séjour et des permis de travail ; octroi du statut d’apatride ; procédure d’asile : octroi du statut de réfugié ; politique européenne en matière d’immigration et d’asile ».

Le Danemark, son ministère, ses cours de langue
Le Royaume a créé un ministère des Réfugiés, de l’Immigration et de l’intégration pour traiter toutes les affaires concernant « la législation sur les étrangers, les questions en rapport avec la politique globale sur les réfugiés et l’immigration, les cas de permis de résidence humanitaire et les procédures d’appel pour les visas et les permis de résidence ou de travail ». Une autre fonction du ministère est d’élaborer avec les conseils municipaux « les tests et examens de langue ». Pour les étrangers résidant plus d’un mois, la commune doit en effet offrir des cours de danois.

L’Espagne et l’alternative du secrétariat d’Etat
Les autres pays de l’Union européenne n’ont pas de ministère de l’Immigration à proprement parler, mais des administrations liées à ce sujet. L’Espagne a par exemple mis en place un secrétariat d’Etat de l’Immigration et de l’émigration au sein du ministère du Travail et des affaires sociales. Il est chargé d’appliquer la politique d’immigration définie par le gouvernement, et d’en informer les citoyens espagnols.

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