Mercredi 14 mai 2008
Après deux ans d'études au Centre de formation des journalistes (CFJ), j'ai eu mon premier contrat de travail au bureau de France2 à Pékin. A peine deux semaines passées, la grosse actu est venue vers notre équipe (formée par la reporter Samah Soula, le JRI Tristan Le Bras et moi): le tremblement de terre à Wenchuan, une ville à environ 100km de Chengdu, chef lieu de Sichuan.

7,8 magénitude, dans une des provinces les plus peuplées de la Chine, le dernier bilan officiel s'affiche déjà près de 15 000 morts, au troisième jour après la catastrophe. Non seulement cette région très touristique, plus de vingt d'autres provinces ont été également touchées.

Mon baptême de carrière est un peu trop rude, comme l'a dit Samah. Un petit résumé de mon travail de ces trois derniers jours:

Lundi 12 mai, le tremblement de terre a eu lieu à 14h28. Plusieurs d'immeubles des bureaux à Pékin ont été vidés par à l'ordre des autoritées. Un reportage pour le JT de 13 (vive le décalage!) et un direct pour le 20h ont été faits dans l'après-midi. Collecte d'information, réservation des billets, jusqu'à 22h du soir, une décision de grand départ vers la zone sinistrée a été prise.

Mardi 13 mai, arrivée à l'aéroport de Pékin vers 10h30, pas de vols pour Chengdu, où l'entrée des avions était interdite. La ligne pour Chongqing, une autre grosse ville de la région à 4h de route du premier, a été surchargée. Des annulations, des retards, nous sommes finalement arrivées à Chengdu à 23h. Un tour dans la ville, et un sujet pour le JT de 20h a été fait et est arrivé à Paris 30 secondes avant la diffusion.

Mercredi 14 mai, après quatre heure de sommeil, la pire journée commence déjà à partir de 7h. Le challange du jour: aller voir Mianyang, une ville très touchée, qui est à environ 150km vers le nord. Plus de 3000 morts, et un nombre important de personnes encombrées sous les bâtiments effondrés, c'est ce que dit l'agence de Xinhua. Après tous les efforts: JRI arrêté par la police, embouteillages partout, contrôles sans arrêt des policiers, fermeture de l'autoroute, on a finalement raté le JT de 13h. Notre seule récompense: un bon sujet pour le 20h!
Par Lei Gong - Publié dans : Chine express
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Vendredi 21 mars 2008
Depuis plus d'une semaine, les manifestations des Tibétains attirent l'attention du monde entier. La tension monte, plusieurs ambassades et consulats chinois dans les pays occidentaux ont été attaqués. Sur Internet, deux articles, publiés par www.chinanews.com et repris par plusieurs portails, ont suscité beaucoup de réactions. Il s'agit de « Un incendie criminel contre le consulat chinois à San Francisco » et de « Plusieurs ambassades et consulats sont attaqués par des indépendantistes tibétains ».

Réactions sur www.sohu.com:

« Il faut envoyer des agents secrets pour tuer le dalaï-lama ! Il faut être ferme ! Ou l’arrêter et faire un procès ! Il faut être déterminer comme la Russie !!!! »

 

« Les Etats-Unis sont l’origine des catastrophes dans le monde. »

 

« Pourquoi nous envoyons des militaires pour protéger les ambassades et les consulats des pays étrangers ? Ils ne le font pas pour nous… »

 

« Nous devons faire comme les Etats-Unis, envoyer des militaires pour protéger nos ambassades et consulats à l’étranger. »

 

« La Chine devrait classer les états qui ont rencontré le dalaï-lama les pays soutenant les terroristes. »

 

« L’indépendance de Kosovo a suscité l’espoir des indépendantistes tibétains. »

 

« Les indépendantistes et terroristes tibétains sont si actifs en occident, c’est à cause du soutiens des pays occidentaux. Si nous autorisions les indépendantistes de ces pays-là en Chine à travailler contre leurs gouvernements, quelles seraient les réactions ? Le gouvernement chinois doit être plus ferme vis-à vis des pays occidentaux soutenant l’indépendantisme et le séparatisme. En même temps, pour les terroristes actifs à l’intérieurs du pays, il faut les éliminer le plus tôt possible. »

 

« Le groupe du dalaï-lama doit être classé comme groupe terroriste, et les membres sont des terroristes. Tout le monde pourra les tuer. »

 
Réactions sur www.sina.com.cn:

« Nous n’avons pas besoin de guerre, mais quand il y a des provocations indépendantistes et des actions menaçant la sécurité du pays, nous n’avons pas peur de la guerre. Aujourd’hui les opinions sont si cohérentes sur les forums, cela montre clairement que nous pouvons unir pour protéger notre pays malgré des différences dans les autres domaines. »

 

« Les indépendantistes tibétains sont des voyous. Il ne faut pas aller à la recours de la violence quoi que ce soit votre objectif. Cela montre que vous n’avez pas raison. »

 

« Je pourrai tout donner pour l’union de mon pays, y compris ma vie. »

 

« Vive l’indépendance de l’Irlande du Nord ! Vive l’indépendance du Québec ! Vive l’indépendance des Indiens de l’Amérique du Nord ! »

 

Réactions sur www.yahoo.com.cn:

« Je voudrais demander à notre gouvernement, pourquoi nos termes diplomatiques sont toujours condamner ou préoccuper ? [mais pas de réactions plus concrètes - ndlr]»

 

Par Lei Gong - Publié dans : Chine express
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Lundi 17 mars 2008
Les manifestations des Tibétains durent depuis plusieurs jours et prennent de plus en plus d'ampleur. Sur Internet, la majorité des citoyens chinois demandent au gouvernement d'agir de manière ferme pour pouvoir « briser le rêve de certains indépendantistes»...

« Chers compatriotes tibétains, nous sommes une famille, il ne faut pas faire des choses qui blessent les proches, et qui profitent aux ennemis. Ce sont des simples citoyens qui paient pour les émeutes de ce genre. La Chine a besoin de se développer, mais il lui faut du temps. Il n’est pas possible de se rattraper aux pays occidentaux en un saut. En même temps, nous devons être déterminés pour protéger notre patrie. Pour tous les indépendantistes, pour ceux qui cassent, qui cambriolent, il ne faut pas les tolérer, il faut les réprimer. Laisser les Tibétains heureux et en sécurité, c’est le souhait de tous les Chinois. »
 
 
« Dalaï Lama réagit comme un indépendantiste et un terroriste avec son identité de leader spirituel. Cela est une trahison de l’esprit de bonté dans le bouddhisme. Il ne mérite pas d’être descendant du roi Songzanganbu, qui est un héros national. J’espère que les Tibétains, surtout les moines, comprennent ce point, et qu’ils respectent l’esprit bouddhiste. Il ne faut pas suivre le Dalaï Lama, l’importance est de construire notre famille heureuse et en sécurité. »
 
 
« Pendant les incidents qui menacent la sécurité des citoyens comme cela, les policiers pourraient tirer sur les manifestants et les indépendantistes en respectant la loi chinoise ! Si nous mettons trop d’importance aux opinions étrangères, les indépendantistes vont en profiter et recommencer ! »
 
 
« Il faut renforcer le service des renseignements pour éviter ce genre d’incidents. »
 
 
« La stabilité du pays est primordial. »
 
 
«Les Tibétains aiment la paix, mais pourquoi il y a toujours certaines personnes veulent séparer le Tibet de la Chine ? Je ne comprends pas pourquoi les moines ne sont pas révolté pour les intérêts des Tibétains pendant la guerre d’indépendance contre les japonais ? Maintenant, il y a la paix, et les moines veulent l’indépendance…
J’espère que les Tibétains ne sont pas trompés par les moines. Nous devons mettre en avant les intérêts du pays. Voulez-vous que le pays soit de nouveau envahi par les étrangers ? Nous devons nous unir pour que notre patrie devienne plus puissante.»
 
 
«Faire attention et améliorer le niveau de vie des Tibétains seraient la solution de ce problème. La répression de l’armée ne pourrait pas tenir longtemps. C’est bientôt les JO, j’espère que des organismes concernés pourraient traiter ce problème à long terme. Au moins, il faut que les habitants soient heureux et en sécurité, tous égaux, le conflit n’existera plus.»
 
 
Par Lei Gong - Publié dans : Chine express
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Vendredi 14 mars 2008
Les trois propositions déposées par Zhang Yin, membre de la CCPPC et PDG de Nine Dragons Paper (Holding) Limited, pendant le rassemblement annuel ont suscité beaucoup de débats parmi toutes les classes en Chine.
 
Il concerne d’ améliorer et compléter la nouvelle loi du travail, mise en place depuis le 1er janvier dernier ; baisser le taux d’impôt des personnes qui ont un revenu élevé ; baisser ou annuler le taux d’importation des équipements écologiques (économie d’énergie, moins d’émission de gaz).
 
Le vice-président du syndicat général de Guangdong, Kong Xianghong, a déclaré son intention d’avoir un débat à la chaîne télé publique avec Zhang Yin. Il l’accuse de reprocher la loi du travail, et non seulement l’avoir mal comprise.
 
Zhang Yin a refusé le débat en précisant que cela ne vallait pas la peine et qu’elle n’avait pas le temps à lui consacrer.
 
Sur internet, tous les deux ont des supporters.
Ceux qui soutiennent Kong Xianghong accusent Zhang Yin ne pensent qu’aux intérêts des « riches ».
 
Les supporters de Zhang Yin estiment que la nouvelle loi va empêcher le développement des entreprises, surtout des PME.
 
Zong Qinhou, lui-aussi membre de la CCPPC, et PDG de Wahaha (groupe agroalimentaire), montre son soutien envers Zhang Yin en soulignant que les impôts trop élevés ne font pas seulement fuir les « riches », même pour la classe moyenne, ce sera lourd à supporter.
Par Lei Gong - Publié dans : Chine express
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Vendredi 14 mars 2008
« Ils ont hésité à m’arrêter, et finalement ils ont attaqué ma famille », accuse Yaqub Ibrahimi, journaliste afghan en tournée en Europe. Lors d’une conférence de presse organisée mardi au siège de Reporters sans Frontières (RSF) à Paris, il a fait l’appel à la communauté internationale pour intervenir dans le procès de son frère, Perwiz Kambakhsh, étudiant en journalisme de 23 ans, qui a été contamné à mort le 22 janvier dernier pour « blasphème » à Mazar-I-Sharif, en huit-clos et sans aucun avocat pour le défendre. 

Travailler depuis 2003 pour des médias étrangers en Afghanistan, Yaqub Ibrahimi est connu surtout pour ses enquêtes sur les violations des droits de l’homme commises dans le nord du pays. Des chefs de guerre, des religieux fondamentalistes se sentent toucher par ses articles. « Je suis plusieurs fois menacé, et maintenant, je ne peux plus vivre à Balkh, et je suis obligé d’aller à Kaboul », confirme-t-il, « c’est moi qui suis visé derrière cette affaire(…) Ils contrôlent la vie quotidienne des gens. Donc ils n’acceptent pas les journalistes qui écrivent contre eux et qui forment une opinion contre eux ». Selon lui, son frère n’a ni téléchargé, ni imprimé, ni diffusé le document concernant une analyse d’un verset de Coran, qui lui a coûté la peine de mort. 

« Ce cas a montré la situation réelle de la sécurité des journalistes indépendants en Afghanistan », affirme ce collaborateur de plusieurs médias internationaux. « Les journalistes sont souvent attaqués par les religieux en utilisant le blasphème. Leur but est de limiter la liberté d’expression », ajoute-t-il. 

Yaqub Ibrahimi a évoqué la situation actuelle de son frère, qui « est en danger à tout moment », car il est dans une cellule avec une trentaine de criminels et est très anxieux. Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, a affirmé d’ailleurs que le président afghan, Hamid Karzaï, a donné la promesse de ne pas signer l’autorisation d’exécution. Reste à savoir quand le jeune condamné sera libéré.

Par Lei Gong - Publié dans : Actualité
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