Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 18:10
À bon candidat, bon slogan. Un mot qui marque l’esprit des électeurs, et qui fait parfois gagner un candidat dans l’histoire de la politique française. Nicolas Sarkozy n’est pas encore candidat désigné de son parti, mais son slogan, la « rupture tranquille » est déjà sur toutes les lèvres depuis sa déclaration de candidature à l’investiture, il y a quinze jours.

Est-ce que ce slogan est bien fait ? Les Français ne sont pas vraiment convaincus. « La rupture, c’est un mot fort, alors que tranquille, c’est plutôt doux. Ce n’est pas crédible », souligne Thomas, apprenti graphiste de 26 ans. « Cela veut tout et rien dire. Il n’y a pas beaucoup de fond, c’est superficiel », estime Nicolas, étudiant en Master1 spécialisé en sciences politiques. « Comment a-t-il pu trouver un tel slogan ? » s’étonne Alexis, un architecte indépendant de 37 ans, en l’apprenant. « Il est emprunté à celui de Mitterrand en 1981, « La Force tranquille ». En plus, c’est très mal construit. Ce sont deux mots qui s’opposent, et cela ne va pas marcher. »

Le mot « rupture » reste bien dans les oreilles des Français, mais concernant « tranquille », certains n’en ont même pas entendu parlé. « Je suis au courant de la rupture, mais pas de tranquille », témoigne Arnault, étudiant de 23 ans en contrat de professionnalisation. Les autres interrogés n’en ont également qu’un vague souvenir quand on évoque ces deux termes.

La campagne de communication du chef de l’UMP n’est pas mal partie pour autant. Après tout, il reste un des candidats les plus médiatisés et les plus courtisés, à quatre mois de l’échéance présidentielle.
Par LG - Publié dans : Actualité
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 09:10
Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé, lundi, la possibilité d’instaurer un ministère de l’Immigration s’il était élu. Celui-ci serait « à la tête de toutes les administrations responsables de ce dossier ». Face à l’afflux d’immigrants vers l’Union Européenne, chaque gouvernement réagit avec des dispositions différentes, faute d’un accord entre les pays d’accueil. Et plusieurs ont déjà confié cette question à un ministère spécifique.

Le Luxembourg en pointe
Le Grand-Duché dispose depuis juin 2004 d’un ministère des Affaires étrangères et de l’immigration qui s’occupe de la « délivrance des permis de séjour et des permis de travail ; octroi du statut d’apatride ; procédure d’asile : octroi du statut de réfugié ; politique européenne en matière d’immigration et d’asile ».

Le Danemark, son ministère, ses cours de langue
Le Royaume a créé un ministère des Réfugiés, de l’Immigration et de l’intégration pour traiter toutes les affaires concernant « la législation sur les étrangers, les questions en rapport avec la politique globale sur les réfugiés et l’immigration, les cas de permis de résidence humanitaire et les procédures d’appel pour les visas et les permis de résidence ou de travail ». Une autre fonction du ministère est d’élaborer avec les conseils municipaux « les tests et examens de langue ». Pour les étrangers résidant plus d’un mois, la commune doit en effet offrir des cours de danois.

L’Espagne et l’alternative du secrétariat d’Etat
Les autres pays de l’Union européenne n’ont pas de ministère de l’Immigration à proprement parler, mais des administrations liées à ce sujet. L’Espagne a par exemple mis en place un secrétariat d’Etat de l’Immigration et de l’émigration au sein du ministère du Travail et des affaires sociales. Il est chargé d’appliquer la politique d’immigration définie par le gouvernement, et d’en informer les citoyens espagnols.
Par LG - Publié dans : Actualité
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 15:52
C’est facile de savoir ce que l’on lutte contre, mais c’est difficile de savoir ce que l’on lutte pour.
                                                           -- Un proverbe africain
   
Une chinoise qui apprend le français, la question qu’elle rencontre la plus est : pourquoi tu apprends le français alors que toute la Chine apprend l’anglais ? Ben oui, j’ai choisi le français au lieu de l’anglais. J’ai fait ce choix quand j’avais 13 ans et c’est juste grâce à l’envie des jolies robes de soirées.

Quand les professeurs chinois commençaient à nous anesthésie avec la grandeur de la France, les Français s’intéressaient plutôt à ce que l’on pensait de leur pays et d’eux. Une question classique avec des citoyens du pays de la loi (l’interprétation de la traduction de la « France » en chinois) était : « donnez trois mots qui viennent dans vos pensées quand on parle de la France ». Alors la réponse était souvent unie : romantique, libre, élégante. Cela faisait rire des Français, dont une m’a dit : « pourquoi vous pensez que nous sommes romantiques ? Je trouve que les Chinois sont plus romantique que nous. » Oui, nos hommes passent beaucoup de temps à la maison, auprès de ses chers, nos prommesses tiennent peut-être plus longtemps, mais nous ne nous exprimons pas nos émotions, nos amours devant les autres gens, nous sommes beaucoup moins libre dans nos gestes de peur de perdre la face (notion chinoise qui veut dire être déshonoré). Donc, pour nous, c’est vous qui êtes plus romantiques, car nous avons toujours envie de ce que l’on ne possède pas.

A l’université, c’était une époque de nouvelles découvertes. Plus de connaissances générales, plus d’activités, plus d’amis. De la poésie chinoise à l’économie internationale, de la danse au tennis, du Malien au Hollandais, la vie était vraiment très belle.

Un jour, je ne suis même pas capable de vous dire quel jour, une idée est venue dans ma tête sans prévu et qui s’y est installée depuis : travailler dans l’aide humnitaire, pour montrer les souffrances et les malheurs oubliés par le reste du monde. L’Homme est toujours insatisfait, on ne peut sentir le bonheur que quand on ne l’a plus. Montrer la faim des enfants africains, peut collecter des dons pour eux, et peut aussi faire apercevoir des raleurs combien ils sont heureux avec la traquillité de la vie. Pour cette raison, j’ai vécu deux ans en Algérie, avec un groupe de médecins, envoyés par le gouvernement chinois, pour aider ce pays qui a encore plus de difficultés que chez nous. J’ai vu des bébés abandonnés, j’ai vu des adolescents blessés pendant des bagarres, j’ai vu des vieillard qui se faisaient soigner pour pouvoir continuer leur travail. La femme a perdu son mari, la maman a perdu son fils, les larmes, les cris, les prières. Mais j’ai vu aussi le grand bleu de la méditerranée, la joie de la jeune marié en gandoura (habit traditionnel), la gentillesse de simples gens du quartier...

En juillet 2006, après six mois de retour à mon pays, je suis venue en France, à Paris, une ville qui fait tant rêver des tas de monde. Le journalisme, ce qui se rapproche de mon but, est impressionnant et passionnant, je m’y investie, j’apprends, j’approfondis. Avec du courage, j’avance dans le chemin que moi-même ai choisi. Il n’y a pas que de la rose dans la vie, mais je souris malgré tous les obstacles...
Par LG - Publié dans : La vie du blog
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